Les dangers

insoupçonnés de la cigarette électronique

Dans une récente parution, l'Organisation Mondiale de la Santé recommande d'interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation constitue de graves menaces pour les adolescents.

Les experts ont également souligné le danger pour les fœtus de l'e-cigarette. Ils se sont prononcés pour une interdiction de leur consommation dans les espaces publics fermés.

 

Les données existantes montrent que l'aérosol produit par les inhalateurs de nicotine, dont les cigarettes électroniques sont le prototype le plus fréquemment utilisé, n'est pas de la simple “vapeur d'eau”… Comme le prétendent souvent les stratégies de marketing de ces produits affirme l'OMS.

D'après les experts, ces preuves sont suffisantes pour mettre en garde les enfants, adolescents, femmes enceintes et femmes en âge de procréer contre l'utilisation d'inhalateurs électroniques de nicotine. Il est établi que l'exposition du fœtus et de l'adolescent à cette substance a des conséquences à long terme sur le développement du cerveau.

 

Des risques avérés :

 

De sérieuses études viennent de démonter qu'il existe 3 substances cancérogènes détectées dans les émanations des cigarettes électroniques. Elles sont le formaldéhyde, l’acroléine et l’acétaldéhyde. 

 

Le formaldéhyde est en effet classé cancérogène avéré. Les résultats de l’étude montrent que dans 3 cas sur 10, les teneurs relevées flirtent avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles, 

 

L’acroléine est produite par déshydratation à haute température de la glycérine. Elle peut être contenue dans le liquide de l’e-cigarette. C’est une molécule très irritante. Elle attaque les yeux et la peau, 

 

L’acétaldéhyde est classé cancérogène. Il est émis à des teneurs parfois loin d’être négligeables. Elles restent cependant inférieures à celles observées avec des cigarettes classiques. 

 

Des études récentes ont aussi fait état de taux très élevés de chrome et de nickel dans la vapeur de certaines cigarettes électroniques. D’autres métaux comme le plomb et le zinc ont également été détectés à des taux équivalents que ceux relevés dans les cigarettes traditionnelles. 

 

Un fait est certain : la cigarette électronique semble donc en effet contenir des substances cancérogènes ou potentiellement cancérogènes. Le simple fait qu'elles soient présentes constitue donc un risque pour ceux et celles qui les utilisent.

 

En aucun cas, ce moyen palliatif ne constitue une réelle solution pour qui veut absolument bannir à jamais la cigarette de sa vie.